LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Bannesnédeg bis Bâschtert (Bd. 1, Sp. 31 bis 33)
 
Bannesnédeg (en as), er ist ein Narr zum Anbinden, ein rasender Narr, c'est un fou à lier, il faut le tenir à quatre. — Ital. pozzo de catena.
 
Banqueroute, f., der Bankerott, Bankbruch (die Zahlungsunfähigkeit eines Handelsmannes und der öffentliche Ausbruch dieses Zustandes). Aus dem ital. bancorotto, zerbrochene Wechselbank. — Engl. bankruptey.
 
Banqueroutier, der Bankerottirer, Bankerutirer, Bankbrüchige. — On connaissait peu de banqueroutes en France avant le seizième siècle. La grande raison, c'est qu'il n'y avait point de banquiers. Des Lombards, des juifs prêtaient sur gages au denier dix: on commerçait argent comptant. Le change, les remises en pays étranger, étaient un secret ignoré de tous les juges. Ce n'est pas que beaucoup de gens ne se ruinassent; mais cela ne s'appelait point banqueroute; on disait déconfiture; ce mot est plus doux à l'oreille. On se servait du mot de rompture dans la coutume du Boulonnais; mais rompture ne sonne pas si bien. Les banqueroutes nous viennent d'Italie, bancorotto, bancarotta; chaque négociant avait son banc dans la place du change, et quand il avait mal fait ses affaires, qu'il se déclarait faillito, et qu'il abandonnait son bien à ses créanciers, moyennant qu'il en retînt une bonne partie pour lui, il était libre et réputé très galant homme. On n'avait rien à lui dire, son banc était cassé, bancorotto, bancarotta; il pouvait même, dans certaines villes, garder tous ses biens et frustrer ses créanciers, pourvu qu'il s'assît le derrière nu sur une pierre en présence de tous les marchands. C'était une dérivation douce de l'ancien proverbe romain: solvere aut in ære aut in cute, payer de son argent ou de sa peau. Mais cette coutume n'existe plus; les créanciers ont préféré leur argent au derrière d'un banqueroutier. (V.)[S. 32]
 
Banquet, m., das Bankett, ein feierlicher Schmaus. — Ital. banchetto; engl. bànquet — (Féodal.) Repas qu'un vassal était tenu de donner à son seigneur une ou deux fois par an.
 
Banquette, f., petit chemin relevé pour les gens de pied le long d'un quai ou d'un pont, der erhabene Fußweg.
 
Bâpsen, part. gebâpst, schreiend sprechen, brailler, crier beaucoup et mal à propos, clabauder. — Gehört zu babiller; gr. βαõ, βᾶζο, βαβαζõ, causer, jaser.
 
Bâpsert, pl. -en, m., der Schreier, einer der viel spricht ohne etwas zu sagen, der lästige Schwätzer, le braillard, piailleur, clabaud.
 
Bar, pl. -en, f. (écon.), die irdene Schüssel, la terrine de terre. — Celt. Bar; Obd. Bahr, ein Gefäß, Geschirr, vase. — Gehört zum angels. bær, beran; engl. bear, tragen; daher baril, Fäßchen, Tönnchen. — Vergl. span. barro, Lehm, Töpfererde.
 
Barkés, m., der Topfkäse, le fromage en pot de terre. — Èng Barkés, eine Schüssel mit Käse, une terrine de fromage. Èng Késbar, der Käsetopf, la terrine à fromage.
 
Barben, pl. (mode), der Backenstreifen, Streifen von Spitzen oder Blonden am Kopfputze, les barbes (d'une coiffure).
 
Barlaff, pl. -en, f., 1° die Narbe, Schmarre im Gesicht von einem Hiebe; 2° der Schlach, Streich, la balafre. — Altfranz. berlaffe, longue blessure au visage, et le plus souvent la cicatrice qui en reste, le coup; Kil. Barlaffe; ital. sberleffe. — Vergl. bis, zwei, und labrum, Lefze, Rand (einer Wunde).
 
Barreau, m., die Advokatenzunft, Advokatenprofession. — Der Name barreau kommt von der mit Schranken oder Thürchen gesonderten Advokatenbank der Audienzsäle.
 
Barricade, f., die Sperrung, Straßensperrung, Wagenburg. — Vergl. celt. barr, Schutzgatter, Schranke, und cad, Holz; engl. barricàdo; ital. barricáta.
 
Barricadéren, barricader, verrammeln. — Engl. barricade.
 
Barrette, f. (horl.), petite barre qu'on met dans le barillot d'une montre près du crochet du ressort, der Federhausstift. — Ital. barretta.
 
Barriere, f., der Schlagbaum, die Schranken. — Mittellat. barriera; engl. barrier; ital. barriera.
 
Barriere, f., ouvrage en bois, placé à l'entrée d'un lieu pour empêcher d'y pénétrer, der Lattenzaun.
 
Bârt, m. (vét.), der Frosch, die Kröte, les barbillons, replis de la membrane muqueuse de la bouche, situés sous la langue dans le cheval.
 
Barthel, Barthel, Abk. von Bartholomäus, Barthelemy, nom patronymique dont la signification est fils de Tholomée. — Prov. E' wees wó Barthel de' Moschtert helt, soll wohl heißen: wo Barthel Most holt. Da zu Bartholomäi (24. August) noch kein Most zu haben ist, so weiß derjenige, welcher weiß wo Barthel Most holt, etwas was andere nicht wissen. Die Jtaliäner sagen: sa a quanti di è S. Biaggio, il sait à quel jour vient S. Blaise.[S. 33]
 
Barw, pl. -en, (pê.), die Barbe (ein Flußfisch), le barbeau, poisson de rivière dont la chair est assez estimée, ainsi dit à cause de ses barbes. — Lat. barbus.
 
Bäs, pl. -en, m., der Kuß, le baiser. — Lat. basium; engl. buss; ital. bàcio; span. beso. — Cæsar Scaliger putat basium esse a βασις, nempe quia sapientes id putârunt amoris esse fundamentum. Nam βασις (base) fundamentum. (Vossii Etymologicon linguæ latinæ.) — Gew mer èng Bäs; engl. give me a buss. — Bäs à la pincette, der griechische Kuß.
 
Baschelt (géo.), Baschleiden, Dorf in der Gemeinde Bauschleiden.
 
Bascht, pl. -en, f. der Borst, Riß, Sprung, Spalt, die Schrunde, la fente, la gerçure. — Holl. barst; oberd. Barst.
 
Bascht am Huf (maré.), die Hornkluft, la crapaudine, crevasse au pied.
 
Baschten, part. gebascht, bersten, crever, gercer. — Nds. barsten, basten.
 
Bâschtert, pl. -en, m., der Bastart, Bankert, das Produkt einer außerehlichen Verbindung, le bâtard, l'enfant naturel.

 

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