LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Familiariséren bis Fâs-owstóssen (Bd. 1, Sp. 142 bis 144)
 
Familiariséren (sech), se familiariser, sich vertraut, genau mit etwas bekannt machen. — Engl. familiarize.
 
Familiaritét, pl. -en, f., die Vertraulichkeit, der vertraute Umgang; pl. Freiheiten, la familiarité. — Lat. familiaritas; engl. familiarity. — Imposture flatteuse de la grandeur.
 
Famille (en), im Familienkreise, mit den zum Hause gehörigen Personen.
 
Fanfare, f., 1° das Trompeterstückchen, der Tusch, ein kleines, kriegerisches, für Trompeten und Pauken gesetztes Tonstück von glänzendem und namentlich lärmendem Charakter; 2° jedes kurze Jagdtonstück für zwei Hörner. — L'étymologie du mot fanfare est restée mal éclaircie. Des écrivains ont supposé qu'il a été produit par harmonie imitative pour exprimer un brillant effet d'instruments de cuivre. Les fanfares sont des airs variables, capricieux, de circonstance, que produisent dans l'infanterie les clairons à clef, et dans la cavalerie les bugles à clef, les cors, les ophicléides, les trombones, les trompettes. Il se dit, en terme de chasse, de l'air qu'on sonne au lancer du cerf (der Hörnertusch). (Dict. de la convers.)
 
Fanfaron, m. On ne donne pas seulement le nom de fanfaron à un lâche qui affecte une bravoure qu'il n'a pas, mais encore à quiconque se vante outre mesure de quelques qualités qu'il ne possède pas du tout ou au moins qu'à un très-faible degré, der Prahler, Großsprecher, Windbeutel, der, um sich geltend zu machen, mit Thaten prahlt, die er nie ausgeübt hat und deren er unfähig ist. — Engl. fanfaron; span. fanfarron.
 
Fanfaronnade, f., die Prahlerei, Großsprecherei. — Span. fanfarronnada.[S. 143]
 
Fanger, pl. -en, m., der Finger, le doigt. — Mei' klènge' Fanger hoit mer et gesôt, mein kleiner Finger hat es mir gesagt. Redensart deren man sich gegen Kinder bedient, um die Wahrheit von ihnen heraus zu bringen, mon petit doigt me l'a dit (je l'ai su par une voie secrète et inconnue).
 
Fangeschhéch, fingershoch, de la hauteur du doigt.
 
Fannen, part. font, finden, trouver. Prés. Ech fannen, du fens (fönns), e' fent, mir fannen, dir fannt, sie fannen. Imparf. Ech font. — En hoit sein Heer font, il a trouvé son maître.
 
Fapp, pl. -en, f., die Fabel, Lüge, das Mährchen, la bourde, la cassade. — Engl. fib; ital. fiaba, fava.
 
Faquin, m. Ce mot, dans son origine italienne facchino, signifiait pauvre hère, commissionnaire, crocheteur; plus tard il a donné l'idée d'un personnage visant à une élégance exagérée ou de mauvais goût, ayant une tournure arrogante, des manières impertinentes, der Hochmuthspinsel, Laffe, Schuft. — Celt. faquin; mittelalt. fackin.

Je ne sais point en lâche essuyer les outrages
D'un faquin orgueilleux qui vous tient à ses gages. (Boileau.)
Qu'on fasse d'un fquin un conseiller du Roi,
Il se ressent toujours de son premier emploi.


 
Faraud, m. Fat de mauvais ton, homme du peuple endimanché qui cherche à suivre, qui charge, qui parodie les modes, ein herausgeputzter Mensch, ein übber seinen Stand gekleideter Mensch. — Gaunersp. Monsieur comme il faut.
 
Farce, f., die Posse. — Celt. fars; engl. farce; span. farsa. — Seng Farce' mâchen, Possen machen, spaßen, faire ses farces, se divertir d'une manière bouffonne. — Prov. Tirez le rideau, la farce est jouée, der Spaß hat ein Ende, das ist das Ende vom Liede.
 
Farceng für Farcin, m. (vét.), maladie cutanée, sorte de gale, de rogne des chevaux, des mulets, der Hautwurm.
 
Fard, m. Toute composition blanche ou colorée dont les femmes se servent pour embellir leur teint, ou se donner l'apparence de la jeunesse, die Schminke. — Celt. fardd, Farbe; engl. farde. — La sévérité des femmes est un ajustement et un fard qu'elles ajoutent à leur beauté; c'est un attrait fin et délicat, et une douceur déguisée.
 
Far-niente, m. Mot italien fort en usage pour désigner une douce oisiveté, das Nichtsthun, die Nichtsthuerei.
 
Farw, pl. -en, f., die Farbe, la couleur. — Holl. verw; mittelalt. Varvve. — Dé Farw geet ow, diese Farbe verschießt, geht aus, cette couleur se déteint; holl. die verw gaat af. — Prov. E' schwètzt wé de' Blanne' vun de' Farwen, il en juge comme un aveugle des couleurs.
 
Fâshièw, f. (brass.), die Bottichhefe, la levure de cuve.
 
Fascht (kurz), pl. Fæscht, m., der Fiest, la vesse.
 
Faschten, part. gefascht, fiesten, vescer.
 
Fâschten, part. gefâscht, fasten, jeûner.[S. 144]
 
Fâschten, pl., die Fasten, le carême, espace de quarante jours de pénitence pour se préparer à la fête de Pâques. — Le carême a été institué, selon les uns, pour rappeler les quarante jours du déluge, selon les autres, les quarante années que les Juifs passèrent dans le désert; d'autres, avec plus de raison, affirment qu'en observant le carême, nous rendons hommage au Christ qui se prépara à la mort par quarante jours de jeûne et de prières.
 
Fâschte'bón, pl. -en, f., der Fastenbrezel, le craquelin de carême.
 
Fâschte'bóne'sonndeg, m., der erste Fastensonntag, le premier dimanche du carême, le dimanche de la quadragésime.
 
Fâs-geschmâch, m., der Faßgeschmack, le goût de fût.
 
Fâs-owstóssen (men.), abschärfen, abschrägen, abattre en chanfrein.

 

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