LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Jalonnéren bis Jitata (Bd. 1, Sp. 221 bis 223)
 
Jalonnéren, jalonner, abstecken, abpfählen, mit Meßstöcken bezeichnen.
 
Jalousie, f., die Eifersucht, Scheelsucht. — Celt. jalousi; engl. jealousy; ital. gelosìa. — La jalousie dure plus longtemps que l'amour. On est déjà bien détaché l'un de l'autre, on est déjà attaché ailleurs; on s'imagine avoir encore des droits. C'est que l'amour-propre est le dernier qui s'en va. (Le prince de Ligne.)[S. 222]
 
Jaloux, eifersüchtig. — Celt. jalous; holl. jaloersch; engl. jealous. — Homme qui cherche la lumière et qui gémit lorsqu'il l'a trouvée.

L'homme est jaloux dès qu'il peut s'enflammer.
La femme l'est même avant que d'aimer. (Volt.)
C'est aimer bien froidement que n'être pas jaloux. (M de Staël.)


 
Jardinière, f. Meuble de salon destiné à recevoir et conserver des plantes pendant la durée de leur floraison pour orner l'appartement, der Blumenkasten, Blumentisch, Blumenkorb.
 
Jargon, m., se dit 1° d'un langage corrompu tel qu'il se parle dans nos provinces; 2° d'une langue factice, dont quelques personnes conviennent pour se parler en compagnie et n'être pas entendues des autres, das Kauderwälsch, Rothwälsch. — Ital. gergo, gergòne; engl. jargon; span. jerga, gerigonça. S. Jenisch.
 
Jarnécotong! Potz tausend! Jarnicoton! Espèce de jurement burlesque. — Henri IV avait l'habitude de dire fréquemment: je renie Dieu. Son confesseur, le père Coton, lui fit sentir l'inconvenance de cette locution. Le roi répondit qu'il n'y avait pas de nom qui lui fût plus familier que celui de Dieu, excepté peut-être celui du père Coton. Eh bien, Sire, reprit le père, dites donc: je renie Coton; ce que le roi fit en effet. Ainsi se forma et se maintint l'expression burlesque de jarnicoton.
 
Jarret, m. Partie postérieure du genou, der Kniebug, die Kniekehle. — Celt. jarro, jambage; span. jarrete; mittellat. garretum.
 
Jarretière, f., das Strumpfband, Hosenband, Knieband. — Engl. garter; ital. giarrettiera; span. jarretera.
 
Jatte, f., die Mulde, der Napf, Kumpf. — Celt. jadellus, von jad, Wasser.
 
Jean fait tout (Jean qui fait tout), der Scherwenzel, Machalles, das Factotum. — Holl. albedrijf; engl. do-all (duh).
 
Jeannette (croix à la), f., croix (surmontée d'un cœur) suspendue au cou avec un étroit ruban de velours, que les dames ont portée à l'imitation des paysannes.
 
Jeangelé, m., Abkürzung von Jean, Johannchen, Jeannot.
 
Jeangels, pl. id., m., Ausdruck mit welchem preußische Soldaten zuweilen eine Civil=Person bezeichnen (bezieht sich auf Jean, Jeangelé).
 
Jédäfen, part. gejédäft, die Nothtaufe geben, eine Taufe, die man einem Kinde im Falle der Noth, da man fürchtet, daß es bald sterben werde, ertheilt, und die von der ersten besten gegenwärtigen Person verrichtet wird, ondoyer. — Obd. Jähtaufe, Gachtaufe.
 
Jee! Da jee! hurtig! munter! auf! fort! mache! wohlauf! laßt uns! ça! ça! allons! en avant! — Da' jee alt, es mag seyn, ich bin es zufrieden, soit. An domat jee, und damit ist es gethan, abgemacht, et c'est fini par-là.
 
Jeitzen, part. gejaut, schreien, ausschelten, crier, gronder. — Mittelalt. huitzen. — E' jeitzt wé e' Blannen, il crie comme un aveugle qui a perdu son bâton.[S. 223]
 
Jemenechennauen, Jemenechennauennetnach! (ein Ausruf der Verwunderung) ach Herr Jemine! Herr Jesus! hé! mon Dieu!
 
Jémeren, part. gejémert, jammern, gémir.

An hei am Eck,
An do am Dreck,
Leit een ze wém'ren,
Leit een ze jém'ren. (Diedenhofen.)


 
Jénisch, gaunerisch, den Gaunern und ihren Vertrauten eigen.
 
Jépé, m., Abkürzung von Joseph, Joseph.
 
Jes! Abkürzung von Jesus. — Ndd. Jes; engl. Gis.
 
Jésumænnchen, das Männlein, der Zärtling, hommelet, homme frêle, délicat.
 
Jeton, m., der Rechenpfennig, die geprägte Spielmarke. — Es gibt deren in Gold, Silber, Bronce, Kupfer und Messing. — Ital. gettòne. — L'usage des jetons en France ne remonte pas au-delà du 14 siècle. On les appelait d'abord gettoin, getteurs, giets et giettons, d'où s'est formé jeton. Jeter, d'où ce mot vient, était alors synonime de compter. On disait encore sous Louis XII: qui bien jettera, son compte trouvera.
 
Ji! (Wort der Fuhrleute) hüh! haie! Terme dont les charretiers se servent pour faire avancer leurs chevaux (qu'il aille, eat, incedat). — Engl. gee (ghi).
 
Ji, pl. -en, m. Jn der Kindersprache: das Pferd, das Steckenpferd, le cheval, le dada (celt. dad).
 
Jitata, m., s. das Vorige.

 

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