LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Miärtesnoicht bis Minn (Bd. 1, Sp. 290 bis 293)
 
Miärtesnoicht, f., der Abend vor dem Martinstage an welchem man von alten Zeiten her allerlei Lustbarkeiten anzustellen pflegt, s. Gudnoicht. — Miærtesnoicht halen, faire la Saint-Martin.[S. 291]
 
Miasme, m. (gr. μιαςμα, de μιαινω, souiller), exhalaisons morbifiques et contagieuses, der Ansteckungsstoff, der in der Luft verbreitete Krankheits= oder Seuchenstoff, das Anfluggift.
 
Midel, pl. -en, m., das Modell, Muster, le modèle, patron.
 
Midelen, part. gemidelt, wunderlich, geschmacklos kleiden, fagoter, accoutrer. — Wé si' der gemidelt, comme vous voilà fagoté.
 
Miderchen, f., die Mutterbeschwerde, das Mutterweh, le mal hystérique, la colique utérine.
 
Midercheskraut, n. (bot.), das Mutterkraut, la matricaire, l'espargoutte, f.
 
Mièhl, n., das Mehl, la farine. — Prov. Aus èngem schwârze' Sâk kann ee' kee' weist Mièhl hoilen, d'un sac à charbon il ne saurait sortir de blanche farine. On ne peut attendre d'un homme mal élevé que des grossièretés.
 
Mièhlrud, pl. -en, f. (meun)., die Mühlsteinbohle, la cartelle, grosse planche qui porte la meule.
 
Mièhlstöbs, m., der Mehlstaub, la folle-farine.
 
Mièhlzeg, mehlicht, farineux.
 
Mièrbón, pl. -en, f., die Stangenbohne, Steigbohne, Schnittbohne (die feinern Sorten die man zum Speisen in längliche Schnittchen auf dem Finger zerschneidet), le haricot grimpant, la faséole.
 
Mièrhong, pl. -hönger, n., die Truthenne, Pute, der Truthahn, la dinde, le dindon. — De l'état sauvage dans les forêts d'Amérique cet animal passa à la domesticité en Europe. C'est aux Jésuites, dit-on, qu'on en doit l'importation.
 
Mièrschwengchen, pl. Mièrschwengercher, n., die Assel, das Mauerschweinchen, le cloporte, porcelet, petit animal oblong, gris, muni de sept paires de pattes, se roulant en boule lorsqu'on le touche, habitant les endroits humides et obscurs et les murs salpètrés. Il y a aussi des cloportes de mer qui se trouvent dans l'eau salée, asellus marinus. — Autrefois les cloportes passaient pour diurétiques.
 
Millchen, pl. Millercher, f., das Mühlenspiel, la mérelle, le jeu du moulin. — 't Millchen zó mâchen, durch Einschiebung des dritten Steines eine gerade Linie bekommen. 't Millchen op mâchen, durch Wegnehmung des einen Steines die gerade Linie zerreissen. — Thom. Hyde in seinem Buche »de ludis orientalium« zeigt, daß dieses Spiel von den ältesten Zeiten in der ganzen alten Welt bekannt gewesen, daß es im Oriente erfunden worden, und daß schon Ovid darauf gezielet, wenn er in seinem Gedichte de arte amandi sagt:

Parva tabella capit ternos utrinque lapillos,
In qua vicisse, est continuasse suos. (Adelung.)


 
Millchen, in Hamburg Tripp=trapp=trull, ist auch der Name eines Kinderspieles, da neun Nullen in drei Reihen, wie die Kegel auf der Kegelbahn zu stehen pflegen, hingeschrieben werden, von welchen der eine Spieler immer zwei, wie sie ihm der andere zeigt, durch einen Strich mit einander vereinigen muß. Kann er diese[S. 292] Vereinigung nicht mehr bewerkstelligen, ohne einen der früher gemachten Striche zu durchkreuzen, so hat er verloren.
 
Mille fleurs (Eau de), f., eau extraite de la bouse de vache par distillation, das Tausendblumenwasser, Kuhfladenwasser, welches man aus dem im Frühling gesammelten Kuhmist destillirt. — Span. agua de mil flores.
 
Millen, pl. id., f., die Mühle, le moulin. — Celt. melin; angels. mylen; engl. mill; holl. molen; lat. mola; gaunersp. le tourniquet. — La réduction du blé en farine s'était d'abord faite avec des pilons dans des mortiers, avant l'usage du moulin à bras, qui paraît être de la plus haute antiquité. L'époque de la découverte des moulins à eau n'est pas facile à établir. On conjecture qu'ils furent inventés dans l'Asie-Mineure, et que les Romains ne s'en servirent qu'à leur retour de cette contrée. — Prov. Deen zum éschten an 't Mille' get, krit zum éschte' gemoihl, wer zuerst kommt, mahlt zuerst; lat. potior tempore, potior jure (wer früher kommt, geht mit Recht vor). Dât as Wâsser op seng Millen, das ist ihm eben recht, erwünscht, das verschafft ihm Vortheil, bringt ihm Nutzen, Gewinn; holl. dat is water op zijnen molen; engl. it brings grist to his mill.
 
Mille'bètt, pl. -er, n. (meun.), das Mühlgerüst, das hölzerne, aus den Schwellen, Decken, Hausbäumen und Launen bestehende Gerüst, auf welchem der Bodenstein ruht.
 
Mille'breeder, pl. id., m. (pap.), der Mühlbereiter, der erste Arbeiter in einer Papiermühle, le chef d'atelier d'une papeterie, le gouverneur.
 
Millenhoimer, pl. -hièmer, -himer, m., die Bille, zweischneidige Hacke, mit welcher die Mühlsteine geschärft werden, le pic à r'habiller les meules.
 
Mille'kescht, pl. -en, f., der Beutelkasten, la bluterie.
 
Mille'pænnchen, pl. Millepænnercher, f., die Kampfwelle, la crapaudine.
 
Mille'stâng, pl. -en, f., das Mühleisen, le poaillier.
 
Mille'steen, pl. Mille'stèng, m., der Mühlstein, la meule, meule de moulin. — Les meules de moulin étaient si petites chez les Égyptiens, les Juifs et les Romains, qu'ils ne se servaient point de chevaux, d'eau, ni de vent pour les tourner; ils employaient à ce pénible exercice leurs esclaves et leurs prisonniers de guerre. Les empereurs avaient bâti de grands édifices où se trouvaient les moulins et les fours qui servaient à moudre la farine et à cuire le pain distribué au peuple. Plusieurs cabarets s'étaient élevés auprès de ces maisons; des femmes publiques attiraient les passants dans ces cabarets; ils n'y étaient pas plus tôt entrés, qu'ils tombaient par des trappes dans des souterrains: là ils demeuraient prisonniers le reste de leur vie, contraints à tourner la meule, sans que jamais leurs parents pussent savoir ce qu'ils étaient devenus. Un soldat de Théodose, pris à ce piége, s'arma de son poignard, tua ses détenteurs et s'échappa.
 
Minech, pl. -en, m., 1° der Mönch, le moine; 2° der Wallach, verschnittener Hengst, le hongre, cheval hongre; 3° der Mönch, Bettwärmer.[S. 293] Moine (hist. eccl.) ne s'est dit primitivement que des hommes qui vivaient dans la solitude et la prière. Les premiers moines n'étaient donc point dans les ordres, et les prêtres ne pouvaient même pas vivre en moines. Le pape Syrice appela les moines à la cléricature; depuis lors il n'y en eut plus de laïques.
 
Minn, pl. -en, f., die Miene, das Aussehen, la mine. — En hoit gud Minn, er hat ein gutes, gesundes Aussehen, il a bonne mine. Èngem 't Minn mâchen, Jemanden ein Gesicht machen, faire la frime, la mine à quelqu'un, lui faire un mauvais accueil, témoigner par sa mine qu'on n'est pas content de quelqu'un. S. Schnöss.

 

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