LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Mith bis Moireg (Bd. 1, Sp. 294 bis 295)
 
Mith, m., der Meth, hydromel, m. — Les Gaules, couvertes de forêts, abondaient en essaims d'abeilles, qui fournissaient une prodigieuse quantité de miel sauvage, dont on composait, par le moyen de la fermentation dans l'eau, une liqueur forte et enivrante, qu'on appelait hydromel.
 
Mitraille, f. Balles de fer ou biscayens, ordinairement mêlés de ferraille, dont on fait des cartouches pour l'artillerie, die Kartätschen, der Hagel. Il y a autant de vrai courage à souffrir avec constance les peines de l'âme qu'à rester fixe sous la mitraille d'une batterie. (Napoléon.)
 
Miwel, pl. -en, m., das Möbel, le meuble. — Dé Commód as e' schéne' Miwel, cette commode est un beau meuble. Miwelen op de' Mód, Möbeln nach der Mode.
 
Miwelstee, pl. -en, f., Versteigerung von Möbeln, vente de meubles.
 
Mo, pl. Mæ, m., der Magen, l'estomac. — Le plus grand ennemi du pauvre. — Engl. maw (mah), der Magen eines Thieres. — Dât leit mer om Mo, cela me pèse sur l'estomac. Gé, oder ech trièden dech op de' Mo, va t'en, ou gare au coup de pied dans l'estomac.
 
Modröpsen, pl. id., Magentropfen, gouttes stomacales.
 
Moféwer, pl. -en, f., das Magenfieber, la fièvre épigastrique.
 
Moploschter, pl. -en, f., das Magenpflaster, l'emplâtre stomacal.
 
Mobile perpetuum, n., ein sich unaufhörlich bewegendes Ding.
 
Möck (Mek), pl. -en, f., 1° die Fliege, Mücke, la mouche; 2° das Korn auf der Büchse, la mire, le bouton. — Zwó Möcken an èngem Streech schloen, zwei Vortheile auf einmal erlangen, zwei Sachen bequem auf einmal machen. Aus ènger Möck en Elephant mâchen, faire d'une mouche un éléphant.
 
Mockeleg, fett und fleischig, fett und zart von Haut, quabelig, schwabbelig, dodu, potelé, grassouillet. — Holl. mokkel; obd. muckelig; bair. mockelicht; frk. mackelig.
 
Mód, pl. -en, m., die Mode, la mode. — Sech op de' Mód droën, sich nach der Mode tragen, se mettre à la mode. — Il est une déesse inconstante, incommode, bizarre dans ses goûts, folle en ses ornements, qui paraît, fuit, revient et naît dans tous les temps; Protée était son père, et son nom, c'est la Mode. (Volt.)

Tyran des mortels respecté.


 
Mod, pl. Mæd, f., die Magd, la servante. — Holl. meid; engl. maid (mähd); obd. Mad. — Chez les Celtes ou Gaulois, les femmes, en se mariant, étaient obligées de dire à celui qu'elles prenaient pour mari: »Vous êtes mon maître et mon époux, et moi je suis votre humble[S. 295] servante.« Cette formule était de rigueur, et la fille du roi n'en était pas plus exempte que les autres. — Fâul Mod (cuis.), die faule Magd; ndd. Pfannkuchenhalter, la servante.
 
Modestie, f. Retenue dans la manière de penser et de parler de soi, die Bescheidenheit. — Lat. modestia; engl. modesty; ital. modêstia. — Arbre touffu qui cache sous ses feuilles les fruits qu'il produit.
 
Modus (est) in rebus, Alles hat sein Maß und Ziel, il ne faut point passer les bornes.
 
Moff, pl. -en, f., der Muff, le manchon. — Holl. mof; engl. muff (moff). — Les manchons étaient déjà connus du temps de François Iʳ, mais ils ne portaient pas encore ce nom: ils s'appelaient des contenances, ensuite on les nomma des bonnes grâces, enfin des manchons. Ce n'est que sous ce dernier nom que les hommes ont commencé à en porter.
 
Mohlzegt, pl. -en, f., die Mahlzeit, le repas, le festin. — Du temps de François Iʳ, on dînait à neuf heures du matin, et l'on soupait à cinq heures du soir, suivant cette rime:

Lever à cinq, dîner à neuf,
Souper à cinq, coucher à neuf,
Fait vivre d'ans nonante-neuf.

Depuis on a dit:

Lever à six, dîner à dix,
Souper à six, coucher à dix,
Fait vivre l'homme dix fois dix.

Ce sont les Goths, dit-on, qui ont introduit l'usage de faire deux repas dans un jour. Cet usage était inconnu aux Grecs et aux Romains, chez qui les débauchés seuls se repaissaient deux fois le jour.
 
Móhre'bród, n. (bot.), kretischer Mohrenkümmel, daucus de Crète.
 
Móhre'kapp, pl. -kæpp, m., die Mohrentaube, mit schwarzem Kopf und Schwanz, der ganze Körper und die Hinterseite der Haube muß weiß seyn, le maurin, pigeon maurin.
 
Moid, pl. -en, m., die Made, le ver. — Ndd. der Moth, Modt.
 
Moideg, moidzeg, madig, plein de vers, véreux.
 
Moidelén, f., Weibertaufnahme, Magdalene, Madeleine.
 
Moiderapel, pl. -æppel, m. (jard.), la pomme St.-Louis.
 
Moiderd, m., Mannstaufname, Medardus, Médard.
 
Moiderdsdâg, Medardusfest, la St.-Médard. — St.-Médard grand pleurard (pissard), prov. pop. par lequel on indique qu'il pleut souvent à la St.-Médard (8 juin), ou que, si le temps devient pluvieux à cette époque de l'année, c'est pour longtemps, St. Medardus der gefährliche Regenverkündiger.
 
Moireg, n., das Mark, das Mörige, Schmierige im Knochen, ein durchsichtiges, weiches, öliges Fett, la moelle. — Holl. marg. — Chiron fut chargé de l'éducation d'Achille: il le nourrissait de la moelle du lion. — Moireg an de' Schanken hoin, Mark in den Knochen haben, stark sein, avoir de la moelle dans les os. Moiregknièdelen, Marksklößchen, des boulettes de moelle. Èng Moiregschank, ein Markbein,[S. 296] un os à moelle, os moelleux. Èng Moiregtârt, eine Marktorte, une tourte de moelle.

 

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