LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Mösche'box bis Muderschlaufân (Bd. 1, Sp. 299 bis 301)
 
Mösche'box, pl. -en, m., die Schlitzhosen, die vom Bunde bis zwischen die Beine zugeknöpften Hosen, culotte, pantalon à brayette.
 
Moschtert, m., der Mostrich, der mit Most angemachte Senf, la moutarde. — Holl. mosterd; engl. mustard; ital. mostarda; nds. Mustert. — Des étymologistes composent le mot moutarde des mots latins multum ardet (elle brûle beaucoup).
 
Moschterdöppchen, pl. -döppercher, n., das Senfgefäß, le moutardier. — Engl. mustard-pot; holl. mostaardpotje.
 
Moschterploschter, pl. -en, f., das Senfpflaster, ein blasenziebendes oder doch stark reizendes Pflaster von gemahlenem Senf, le inapisme.[S. 300]
 
Moschterzoss, f., die Senfbrühe, la sauce à la moutarde.
 
Môss, pl. -en, f. (cord.), die Maßlade, die Länge des Fußes zu messen, la mesure, le compas.
 
Mot (bon), sinnreiches Wort, witziger Einfall. — Un bon mot hasardé mal-à-propos nous fait un ennemi irréconciliable d'un homme qui pouvait nous servir.

N'attendez bien souvent pour fruit de vos bons mots,
Que l'effroi du public et la haine des sots. (Boileau.)


 
Motte, f. (jard.), la portion de terre qui tient aux racines des plantes, quand on les lève ou qu'on les arrache, der Käse.
 
Mötzchen, pl. Mötzercher, n., das Jäckchen, Kinderjäckchen, la jaquette. — Mittelalt. mutze; mittellat. muza, muzzetta; ital. mozzettâ, das seidene Kleid, welches die Päbste, Cardinäle und Bischöfe tragen, von mutzen, ital. mozzare, abschneiden, stutzen.
 
Motzeg, mürrisch, mückisch, maussade, de mauvaise humeur.
 
Motzen, part. gemotzt, maulen, schmollen, seinen Unwillen, seine Unzufriedenheit durch mürrisches Stillschweigen und ein verzogenes Gesicht an den Tag legen, bouder. — Celt. mouza; obd. mutzen; ndd. muffen; holl. moppen; engl. mow (moh); ital. fare il muso. — Vergl. lat. mussare, murren.
 
Mótzen, part. gemótzt, quetschen, drücken, presser avec force, écraser par une pression violente. — Obd. mutschen, knotschen.
 
Motzkiwel, pl. -en, m., der Schmoller, le boudeur.
 
Mouchard (augmentatif de mouche), m., der Ausspäher, Kundschafter, Polizeispion. Von mouche, weil er wie eine Fliege herumschnurrt. — Gaunersp. cuisinier. — Plutarque les compare aux mouches. Quelques écrivains prétendent que l'épithète de mouches ou mouchards, donnée aux espions, leur vient de là; mais ce n'est pas la plus commune opinion. Antoine de Mouchy, natif de Ressons, au diocèse de Beauvais, docteur de Sorbonne, plus connu sous le nom de Mocharès, se distingua par son zèle contre les calvinistes. Nommé inquisiteur en France, il chercha les hérétiques avec une rigueur qui tenait un peu de la haine et de la passion. Il est très-probable que c'est de son nom que les espions de la police ont été nommés mouches ou mouchards. (Dict. hist.)
 
Mouche, f. Petit bouquet de barbe qu'on laisse croître à la lèvre inférieure, et qui est plus souvent appelée impériale, ein kurzes Bartbüschelchen an der Unterlippe, das Zwickelbärtchen.
 
Mouche, f., das Schönpflästerchen, die Musche. Kein Blätterchen fuhr auf, die Musche mußt es decken. (Zachar.) — C'est au commencement du 17 siècle que s'est introduite la mode de porter des mouches de soie noire pour faire paraître la peau des dames plus blanche. Quelques-uns estiment que les mouches ont pris leur origine des taches noires au visage que les Persans et les Arabes regardent comme une beauté. Ces mouches prennent diverses épithètes, selon les divers endroits de la figure où elles sont placées. Au coin de l'œil, c'est la passionnée; au milieu du front, la majestueuse; sur le pli que fait la joue, en riant, l'enjouée; au milieu de la joue, la galante; au coin de[S. 301] la bouche, la baiseuse; sur le nez, l'effrontée; sur les lèvres, la coquette; sur un bouton, la receleuse. Les mouches taillées en rond s'appellent des assassins.
 
Mouche ('t) hoilen, empfindlich, bös werden, auffahren, prendre la mouche. — Ital. pigliar il grillo.
 
Mouchetéert, getüpfelt, moucheté.
 
Mouchètt, pl. -en, f., die Lichtputze, les mouchettes.
 
Mousse, m., jeune apprenti matelot, der Schiffsjunge. — Vergl. span. mozo, Knabe, Junge.
 
Moustache, der Knebelbart, Schnurrbart. — Celt. moustaich, von mus, Lippe; engl. mustache; span. mostacho; lat. mystax; ital. mustacchi, pl.

La moustache est une coquetterie qui sied bien aux soldats. (A. Karr.)

— Quelques écrivains croient que les Arabes sont le premier peuple qui a laissé croître cette partie de la barbe qui n'occupe que la lèvre supérieure.
 
Moutarde après dîner, Senf nach der Mahlzeit, eine Brühe nach dem Braten; engl. after meat (miht) comes mustard.
 
, pl. -en, f. (Schallwort), Name des Rindes, besonders der Kuh, in der Kindersprache, von muhen.
 
Muck. — Een op der Muck hoin, in der gemeinen Sprechart, etwas gegen einen haben, en vouloir à quelqu'un, avoir une dent contre quelqu'un.
 
Muderènschelèng, soll heißen : mudermenschelèng, mutterseelenallein, ganz allein, tout seul.
 
Muderschlaufân, f. (bot.), die Mäusegerste, la fausse orge, l'orge sauvage.

 

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