LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Panier a ouvrage bis Paratonnerre (Bd. 1, Sp. 328 bis 330)
 
Panier a ouvrage, m., das Arbeitskörbchen. — Les paniers à ouvrage ne sont pas nouveaux. Les dames romaines en avaient comme les nôtres; elles y mettaient leurs fuseaux, leur canevas, leurs laines; mais leurs paniers n'étaient que d'osier.
 
Paniers. Jupon garni de verges de baleine, qui soutenait et étendait les jupes et les robes des femmes à droite et à gauche, jusqu'à une largeur d'un demi-pied au moins de chaque côté, der Reifrock, Fischbeinrock.
 
Pankoch, pl. -en, m., der Pfannenkuchen, la crêpe. — Engl. pancake; holl. pannekoek.
 
Pännchen, pl. Pännercher, f., das Pfännchen, le poêlon. — Holl. pannetje.
 
Pännchen, pl. Pännercher, f., die Zündpfanne, le bassinet.
 
Pännchen, f. (serr.), die Bahn, Pinne oder Finne des Hammers, la panne du marteau.
 
Pännen, part. gepannt, pfänden, gager. — En as gepannt gièn, le garde-champêtre (garde-forestier) a drèssé procès-verbal à sa charge.
 
Pännert, pl. -en, m., der Pfänder, Flurhüter, le messier, gardechampêtre.
 
Pantöffelchen (jeux), das Pantoffelspiel, la savate. — Il se dit d'un amusement qui consiste à faire passer un objet quelconque (une pantoufle) de main en main dans un cercle de joueurs, de telle façon qu'il échappe à la personne qui doit le saisir.
 
Pänzer, pl. id., m. (maré.), der Kuhbauch (Pferd mit einem niederhangenden Bauche), ventre avalé, ventre de vache.
 
Pâp, m., die Pappe, der Kleister, la colle de farine. — Holl. pap.
 
Pâpbîscht, pl. -en, die Kleisterbürste, le goupillon.
 
Pâpeg, kleisterig, pappig, empâté; pâteux, visqueux.[S. 329]
 
Paperassen, pl., paperasses, papier écrit qui ne sert plus de rien, qu'on regarde comme inutile, altes beschriebenes Papier. — Spán. papelería.
 
Papier cassé, dont les feuilles ne peuvent servir entières, das Ausschußpapier, zerrissenes Papier.
 
Papier mâché, m., der Pappteig, Papierteig, Masse von gestampftem Papier, aus welcher sich leicht mittelst dazu bestimmter Formen mancherlei Geräthe, als : Figuren, Masken, Dosen, Kästchen, Kinderspielwaaren u. s. w. bilden lassen.
 
Papillotte, f., Haarwickel von Papier (so genannt wegen der Aehnlichkeit mit einem Schmetterling, papillon). — Côtelettes en papillottes (cuis.), in Papier eingewickelte und darin geröstete Rippchen.
 
Papp, pl. -en, m., der Papa, Vater, le papa, père. — Celt. pab, Wort, welches sich von der Ursprache erhalten hat; sansc., papus, Pflegvater, von pâ, ernähren. Mythol. parse Bab. Il se dit par excellence du feu, considéré comme père et principe de toute chose. Lat. papa, pape, prêtre, père. — 't as sengem Papp sei' Sonn, er ist ganz wie sein Vater, il est bien fils de son père, il a les mêmes inclinations, les mêmes qualités, les mêmes défauts que son père. — Henri IV ne voulait pas que ses enfants l'appelassent autrement que papa.
 
Parachute, m. Appareil destiné à ralentir la chute des corps, en présentant à l'air une grande surface dont l'étendue est proportionnée au poids de la masse qui tombe, der Fallschirm.
 
Paradis, m. (thé.). Places les plus élevées dans une salle de spectacle, das Paradies, Juche (Juck).
 
Paraf, f., der Namenszug, Handzug, Namensschnörkel, le parafe, paraphe. — Lat. paragraphus. — C'est une marque et un caractère composé de plusieurs traits de plume dont on accompagne ordinairement sa signature, et que chacun s'est habitué à faire toujours de la même manière. Le mot subscripsi, que chaque signataire d'un acte mettait anciennement après son nom, mais la plupart du temps en abrégé par deux ss liées et entortillées, a donné lieu, sans doute, aux parafes, qui d'abord tenaient de ces ss liées, et qui s'en sont écartés ensuite, lorsqu'on eut perdu de vue leur origine.
 
Paraféren, part. paraféert, mit seinem Namenszuge bezeichnen, parapher.
 
Parapét, pl. -en, f., die Brustwehr, Brustlehne eines Walles, le parapet, masse de terre élevée vers la partie extérieure du rempart, et à l'épreuve du canon. — Ital. parapetto, detto cosi, perchè s'appoggia il petto.
 
Paraplé, pl. -en, m., verderbt aus parapluie, m., der Regenschirm.

Jch halt am nächsten Hafen still
Um Parapluy's zu kaufen. (Blumauer.)


 
Parasol, m., der Sonnenschirm. — Ital. parasóle; engl. umbreilo. — Le parasol doit remonter à la plus haute antiquité. Tous les peuples du midi l'ont adopté pour se garantir des ardeurs d'un soleil de feu. En[S. 330] Orient, les femmes comme les grands seigneurs le faisaient porter audessus de leur tête par des esclaves. A Rome, on s'en servait surtout au théâtre, et les ombrelles des dames romaines étaient incrustées d'or et de pierreries. Dans le vaste empire du Marcc, l'empereur se réserve seul le droit de se servir de parasol. Chez les Chinois, on reconnaît un dignitaire à son parasol à double ou à triple étage. Les quatre étages appartiennent exclusivement à la majesté impériale ou à ses représentants. Les parasols les plus communs se font en papier huilé et colorié avec des sentences de Confucius et des allégories religieuses.
 
Paratonnerre, m., der Blitzableiter. — Appareil conducteur qui, en attirant l'électricité sans explosion, garantit de la foudre. Le paratonnerre a été inventé par Franklin en 1757. Après avoir décrit l'électricité du tonnerre, ses effets et les moyens préservatifs pour les bâtiments, ce célèbre physicien, dans des observations qui n'ont été publiées qu'après sa mort, dit: »Une personne qui craint le tonnerre et qui se trouve pendant un orage dans une maison qu'on n'a pas préservée des effets de ce météore, fera très-bien de s'éloigner de la cheminée, des miroirs, de la boiserie, si elle est dorée, et des bordures de tableaux qui le seraient. La place la plus sûre est au milieu de la chambre, pourvu qu'il n'y ait pas au milieu de lustre de métal suspendu par une chaîne; il faut s'asseoir sur une chaise et mettre ses pieds sur une autre. Il est encore plus sûr de mettre au milieu de la chambre des matelas pliés en deux et de placer des chaises dessus; car ces matelas ne conduisant pas la matière du tonnerre, comme les murs, cette matière ne préfèrera pas d'interrompre son cours en passant à travers l'air de la chambre et les matelas, quand elle peut suivre le mur qui est un meilleur conducteur.«

 

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