LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Persienne bis Pi, pi, pi! (Bd. 1, Sp. 338 bis 341)
 
Persienne, f., nom que l'on donne à des chassis qui s'ouvrent en dehors, et sur lesquels sont assemblées, à distances égales, des tringles de bois, en abat-jour, qui garantissent une chambre du soleil. Cet usage nous vient de la Perse. Der Sommerladen.
 
Persillade, f. (cuis.), sorte de ragoût fait de tranches de bœuf froid avec du persil, das Petersilienfleisch.
 
Personnalitét, pl. -en, f., la personnalité, trait piquant, injurieux et personnel contre quelqu'un, die Persönlichkeit.
 
Pèsch, pl. -en, die eingehägte Wiese, l'enclos, m.[S. 339]
 
Péschen, pl. Pésercher, m., 1° die kleine Weile, la petite pause. — Holl. poosje; 2° der kleine Schlaf. — E' Péschen schlofen, ein Gesetzchen, ein Weilchen schlafen, faire un petit somme.
 
Petener, f. (bot.)., die Pastinake, le panais, la pastenade, plante potagère à racine blanche, d'un goût doucereux.
 
Petit-bois-Fenster, pl. -en, f., das Sprossenfenster, Fenster mit Sprossen, wo die Scheiben nicht in Blei, sondern zwischen hölzerne Sprossen oder Kreuzstäbe gefasst und angekittet sind, la fenêtre à petits-bois, à croisillons.
 
Petitión, pl. -en, f., die Bittschrift, das Gesuch, la pétition. — Ital. petitiòne.
 
Pétitionnaire, m., der Bittsteller, Supplicant, Petent. — Engl. petitionner.
 
Pétitionnéren, part. pétitionnéert, pétionner, um etwas nachsuchen, einkommen.
 
Petit-maître, m., Stutzer, gezierter Mensch, Zierling. — Span. petitmetre. Nom qu'on a donné à la jeunesse ivre de l'amour de soimême, avantageuse dans ses propos, affectée dans ses manières et recherchée dans ses ajustements. Nos petits-maîtres, dit Voltaire, sont l'espèce la plus ridicule qui rampe avec orgueil sur la surface de la térre. Ajoutons que, partout où l'on trouve ces sortes d'hommes, on y trouve aussi des femmes changeantes, vaines, capricieuses, intéressées, amoureuses de leurs figures, ayant enfin tous les caractères de la corruption des mœurs et de la décadence de l'amour. Aussi le nom de petit-maître s'est-il étendu jusqu'au sexe entouré des mêmes défauts et qu'on nomme petites-maîtresses. Les petits-maîtres ont des affectations, les petites-maîtresses des afféteries.
 
Petitpoi'en, pl. (jard.), petits pois, grüne Erbsen, Brockel=, Schotenerben.
 
Petit romain, m. (impr.), caractère dont le corps correspond à une nompareille et une parisienne, die Garmond.
 
Petlair für pet en l'air, m., robe de chambre fort courte, qui ne descend que jusqu'au bas des reins, das Nachtleibchen.
 
Petten (géo.), Pittingen, Section der Gemeinde Mersch. Das Schloß von Pittingen wurde 1683 von den Franzosen geschleift.
 
Pètter, pl. -en, m., der Pathe; 1° le parrain; 2° le filleul. — Mittelalt. petter; holl. peter; ital. patrìno; lat. pater spiritualis. — Geléhnte' Pètter, der Stellvertreter eines Pathen, der an der Stelle eines abwesenden Taufpathens ein Kind aus der Taufe hebt, le remplaçant d'un parrain, celui qui est parrain à la place d'un autre. — Holl. peetlap.
 
Pètterschâft, pl. -en, die Taufpatschaft, Gevatterschaft, qualité de parrain, le compérage. — Holl. peterschap.
 
Petto (in), ital., im Busen, im Herzen.
 
Pétzchen, pl. Pétzercher, f., der Fingergriff, das Pfötchen, soviel als man auf einmal mit den Spitzen der Finger einer Hand anfassen kann, la pincée. — Ital. pizzico; span. pizca.
 
Petzen (pötzen), part. gepetzt, zwicken, kneifen, pfetzen, pincer. — Kil. pitsen; ital. pizzicare.[S. 340]
 
Petzzâng, pl. -en, f., die Zwickzange, Kneipzange, Beißzange, la pince, les tenailles, tricoises.
 
Peuplier, m., arbre fort haut qui croît dans les lieux humides et marécageux, et dont on distingue plusieurs espèces, die Pappel, der Pappelvaum. — Celt. poplysen; holl. populier; lat. populus. On sait que l'île où repose le corps de J. J. Rousseau est appelée l'île des Peupliers, parce qu'elle est plantée toute de peupliers. L'épitaphe de ce grand homme est simple comme lui-même:

Entre ces peupliers paisibles
Repose Jean-Jacques Rousseau;
Approchez, cœurs droits et sensibles,
Votre ami dort sous ce tombeau.


 
Peut-être (vielleicht), m., die Brodschnitte um in weich gesottene Eier zu tunken (geschnitten, bevor das Ei aufgeschlagen ist; man kann sie vielleicht brauchen, wenn das Ei nämlich nicht hart ist).
 
Philtre, m., der Liebestrank. — Span., ital. filtro; engl. philter. — Vergl. gr. φιλεὶν, lieben. — Breuvage ou autre drogue que l'on croit propre à donner de l'amour.

On a longtemps cherché dans les bois et les plaines,
Un remède infaillible aux amoureuses peines.
On croyait que le jus de quelques végétaux,
Dans les cœurs agités ramenait le repos,
Fléchissait un objet amoureux et sauvage,
Et pouvait à ses fers rendre un amant volage.
Antique illusion! frivole et vain espoir! (Castel, les Plantes.)


 
Phrase, f. (φράξω, parler), assemblage de mots qui forment un sens, die Redensart, der Redesatz, die Phrase.

Une phrase française (franç. mod.)
Il y a un steeple chasse sur le
derby de Chantilly: les gentlemen
riders, les membres du Jokey Club,
et toute la fashion du sport étaient
sur le turf, comme en un raout. La
plupart étaient vêtus de twines et
suivis de leurs grooms, menant à la
main les race horse; les dandys, le
stud-book à la main, règlaient leurs
paris, tandis que les grooms se pré-
paraient à la course avec quelques
verres de grog, de brandy et de
bishop. Les puffs des journaux di-
sent qu'il était venu du monde de
fort loin par les rails-ways et par
les steamers. (Les Guêpes.)
Èng Letzeburger Phrase.
Èng Voiture vun de' Messageries
Royales hoit 't lèscht (an ènger Des-
cente) verséert. — 't as dem Conduc-
teur seng Faute net; 't as Faute
vun deen Abu'en, dé 't Autoritét
toleréert. — 't Diligence' se' net ge-
mâcht fir de' Roulage, me fir den
Transport vun de' Voyageuren.
Wann dé Voiture' nömmen 't Voy-
ageuren an hire' Bagage chargé-
ren déten, dann hætten se net op
dem Imperiale dé enorm Chargen,
dé, sóbal den Équilibre verloir as,
't Chute entraînéren.
Forcéert 't Entreprisen 't Voya-
geuren an 't Roulage Articlen a'
separéert Voituren ze transportéren,
da' weer' der wéneger Accidènten
ze deploréren hoin. (Les Guèpes.)

[S. 341]
 
Pi, pi, pi! putt! putt! der Ruf der Hühner, piou, piou! — Ital. billi, billi!

 

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