LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Pokétchen bis Popp (Bd. 1, Sp. 350 bis 352)
 
Pokétchen, pl. Pokétercher, m., der Blumenstrauß, le bouquet. — »L'éloge est un bouquet qui conserve toujours sa bonne odeur.« — Èngem e' Pokétche' fir sein Dâg gièn, donner un bouquet à quelqu'un, le jour de sa fête.
 
Pól, pl. Pél, m., der Pfahl, eine zugespitzte, gewöhnlich runde Stange, le pieu, pal. — Lat. palus; angels. pal; engl. pale; holl. paal; nds. Pöl; ital. palo. — E' Pól an de Boidem schloën, ficher un pieu en terre.
 
Poléereisen, pl. id. (maç.), die Kelle, la fiche, outil de fer plat, long et pointu dont les maçons se servent pour faire entrer le mortier dans les joints des pierres.
 
Poléerstol, pl. -en, m., der Glättstahl, le brunissoir.
 
Polfer, n., das Pulver, la poudre. — Holl. polver. — Prov. En hoit 't Polver net erdoicht, il n'a pas inventé la poudre.
 
Polisson, m., der Gassenjunge, Lotterbube, Zotenreisser.
 
Polissonnerie, f., die Ungezogenheit, der Gassenjungenstreich.
 
Pöll, pl. -en, f., dim. Pöllchen, pl. Pöllercher, das Hennchen, Huhnchen, die junge Henne, la poulette. — Kil. Poellie; holl. poelje; engl. poult (polt); span. polla; westph. Pulle, ein junges Huhn; lat. pullus. — Aal Pöll, altes Weib, vieille femme ou fille.[S. 351]
 
Poltron, m., (pollex truncatus), lâche, timide, die Memme, der Hasenfuß. — Celt. poeltron; ital. poltrone, Faulenzer, fauler Mensch, von poltrìre, poltroneggiare, im Bette faullenzen — Les Romains dispensoient de la guerre ceulx qui estoient blecez au poulce, comme s'ils n'avoient plus la prinse des armes assez ferme. Auguste confisqua les biens à un chevalier romain qui avoit, par malice, coupé les poulces à deux siens ieunes enfants, pour les excuser d'aller aux armes: et avant luy, le senat, du temps de la guerre italique, avoit condamné Caius Vatienus à prison perpétuelle, et lui avoit confisqué tous ses biens, pour s'estre à escient coupé le poulce de la main gauche, pour s'exempter de ce voyage. (Montajgne)..

Il n'est si poltron sur la terre,
Qui ne puisse trouver plus poltron que soi. (La Font.)


 
Pomalé, in der gemeinen Sprechart, pomadig, gemächlich, erträglich, ziemlich wohl, tout doucement.
 
Pompel, pl. -en, f., die Pumpe, la pompe. — Nds. Pumpel; holl. pomp.
 
Pompel, pl. -en., f. (tonn.), der Stechheber, Weinzieher, le tâtevin, instrument de fer-blanc, qui a la forme d'un tuyau conique par le bas, et dont on se sert pour tirer le vin par le bondon, lorsqu'on veut le goûter.
 
Pompelen, part. gepompelt, pumpeln, pomper.
 
Pompernekel (deke'), m., kleiner, dicker Junge, gros piffre. — Schwb. pompes; bair. Pumpernickel, kleines, dickes Kind.
 
Pompesglöck, n., ein schnelles unerwartetes Glück. — Vergl. bair. pumps, augenblicklich, plötzlich.
 
Pompier, m. Il se dit de ceux qui sont chargés de porter des secours dans les incendies, et particulièrement d'y faire agir les pompes, der Brandhelfer, der Spritzenmann. — Holl. pomper, celui qui pompe.
 
Pompon, m. (mil.), houppe de laine que les militaires portent à leurs coiffures, der Tschacobusch, die Hutquaste, von Woll oder Seide statt des Federbusches.
 
Ponceau, rouge très-foncé, hochroth. — Lat. puniceus.
 
Pönnegt (e') Gewîcht, ein Gewicht, welches ein Pfund wiegt, un poids d'une livre.
 
Pont, pl. Pont, Ponner, n., das Pfund, la livre. — Engl. pound (paund); ital., lat. pondo; holl. pond. — E' Pont an en halewt, ein Pfund und ein halbes; engl. a pound and a half. — Honnert Pont Chagreng bezilt keen Dubbel Scholt, cent heures de chagrin ne paient pas un sol de dette; prov. ital. cento ore di fastidio non pagano un quattrino di debito.
 
Pont, pl. -en, f., 1° der Spund, die gemeiniglich runde, zuweilen anch viereckte Oeffnung oben in der Mitte eines Fasses die flüssigen Körper dadurch in das Faß zu füllen; 2° der hölzerne Pfropfen womit der Spund oder das Spundloch eines Fasses verstopfet wird, le bondon. — Celt. bound; obd. Pund; schwz. punt, ponten; mittellat. bondonius; ital. bondone.[S. 352]
 
Pont, pl. -en, f., die Fähre, Wagen, Pferde und Vieh übers Wasser zu führen, das Brückenschiff, Ponton, le ponton, le bac. — Holl. pont; lat. ponto.
 
Popegei, pl. -en, f., der Papagei, le perroquet, papegai, oiseau frugivore, à bec crochu, grimpeur, qui imite la voix humaine.

Dem Ox gew Hee, der Popegei Zocker.
Da fœnum bovi et saccharum psyttaco.


 
Popeier, pl. -en, das Papier, le papier.

Tout ce fatras fut du chanvre en son temps;
Linge il devint par l'art des tisserands;
Puis en lambeaux, des pilons le pressèrent;
Il fut papier.

— Flâche' Popeier, ungestempeltes Papier, du papier libre ou mort, par opposition à papier timbré.
 
Popeire'speicher, pl. -en, m., der Trockenplatz, l'étendoir, m.
 
Popp, pl. -en, f., die Puppe, Docke, la poupée (jouet d'enfant). — Lat. pupa; mittellat. popea; holl. pop. — Vergl. celt. bab, Kind. — Les enfants des Romains s'amusaient avec des poupées; elles étaient d'ivoire, de buis, de plâtre ou de cire. Perse nous apprend que les jeunes filles allaient suspendre aux autels de Vénus ces amusements de leur enfance, pour témoigner que dans la suite elles se livreraient aux occupations sérieuses du mariage. — L'usage des poupées est un moyen de connaître le caractère des enfants, et de les former à tout ce que l'on veut. Un enfant traite sa poupée comme vous le traitez lui-même; il l'habille comme il est habillé; il lui parle sur le ton sur lequel vous lui parlez. C'est là que ses petites passions et ses talents naissants s'exercent et se développent. Voulez-vous savoir ce qui se passe dans une maison, connaître le ton d'une famille, la fierté des parents, et la sottise d'une gouvernante, entendez un enfant raisonner avec sa poupée.

 

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