LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Schoirkapp bis Schöpp (Bd. 1, Sp. 405 bis 408)
 
Schoirkapp, pl. -käpp, m., der Schorkopf, Einer mit geschornem[S. 406] Kopf, le tondu, pelé. — Il n'y avait que trois tondus et un pelé, se dit d'une assemblée de gens dont on ne fait pas grand cas.
 
Schoischdeg, pl. -er, m., der Schornstein, la cheminée. — Nds. Schosteen.
 
Schoischdegdèckel, pl. -en, m., die Schornsteinhaube, Kappe; ein Schornstein=Aufsatz, der entweder den Zweck hat das Einfallen des Regens zu verhinderen, wo sie nur aus einem Satteldache besteht, oder den schädlichen Einfluß des Windes, aus welchem ein Rauchen entspringt, zu hindern, wo sie ein blechener halber Cylynder ist, der drehbar und mit einer Windfahne versehen ist, le tabourin, machine tournante qu'on attache au-dessus d'une cheminée, pour l'empêcher de fumer.
 
Schoischdegfeeer, pl. id., m., der Schornsteinfeger, le ramoneur. — On dit que les savoyards, ayant vu la marmotte s'élever, en s'appuyant de son dos et de ses pattes, le long des fentes des rochers, conçurent l'idée de suivre la même méthode pour monter dans les cheminées et les nettoyer. On sait que les mots ramoneur, ramoner, etc., viennent de ramon, vieux mot qui signifiait balai, et qui lui-même est formé de ramus (rameau, branche.)
 
Schoiweisen, pl. id., n. (cout.), der Schaber, le gratteau.
 
Schoiwen, part. geschoiwt, schaben, racler, ratisser. — Engl. shave; holl. schaven.
 
Schoiwgrâs, n. (men.), der Schafthalm, der Schaftelhalm, le polissoir. — Engl. shavegrass.
 
Schoiwkleng, pl. -en, f. (rel.), der Glättkolben, le frottoir.
 
Schól, pl. -en, f., die Schule, l'école, f. — Gr. σκολη, loisir, repos, parce que l'étude demande de la tranquillité et du repos. — Prov. An der nämlecher Schól krank sen, sich in gleichen Umständen befinden. — An de' Schóle' spillen, das Hinkspiel spielen, jouer à la mérelle.
 
Schölleg, schuldig, coupable. — Den Onschöllege' muss dax fir de' Scöllege' béssen, l'innocent pâtit souvent pour le coupable. — En as Gott an der Wèlt schölleg, il doit à Dieu et au monde.
 
Schöllegkeet, f., die Pflicht, die Schuldigkeit, le devoir.

't Schöllegkeet, dé geet vir, 't Plesér kömmt hannen noh.
Le devoir avant tout, et le plaisir après.


 
Schöller, pl. -en, f., die Schulter, l'épaule, f. — Op zwó Schöleren droën, auf beiden Schultern tragen, es allen recht machen wollen, ménager la chèvre et le chou, user d'adresse pour se conduire entre deux parties, entre deux adversaires, de manière à ne blesser ni l'un ni l'autre. — Se hoit èng Schöller méh hég, elle a une épaule qui hausse. — En hoit de'Kapp an de' Schölleren, il a la tête dans les épaules.
 
Schöllerhaus, pl. -haiser, n., das Schilderhaus, la guérite, petite loge postée à tous les lieux où l'on place une sentinelle, qui peut s'y mettre à couvert de l'injure du temps.
 
Schollklæpper, pl. id., m. (agr.), der Klöpfel zu Erdschollen, l'émottoir, m., sorte de batte avec laquelle on casse les mottes de terre.[S. 407]
 
Scholt, pl. -en, f., die Schuld, la dette. — Mat onse' Sitten geseit et haut esó aus, dât een deem muss Dank wessen, dee' seng Scholte' bezilt, telles sont aujourd'hui nos mœurs qu'il faut savoir gré à celui qui paie ses dettes.

Sic nunc sunt mores:
Si quis reddit, magna habenda est gratia. (Terentius.)


 
Scholtâsch, pl. -äsch, m., in der niedrigen Sprechart, ein verschuldeter, mit Schulden beladener Mensch, homme criblé de dettes.
 
Schong, pl. id., m., der Schuh, le soulier. — Holl. schoen. — Prov. Jideree' wees am bèschte' wo en de' Schong dröckt, chacun sait le mieux où le soulier le blesse. — Wann ee' kèng Schong hoit, da' geet ee' barféss, faute de souliers on va nu-pieds. — Mèng Schong dröcke' mech, je suis dans la prison de St.-Crépin. — Sei' Schong as las, son soulier est défait; holl. sijn schoen is los; engl. his shoe is loose. — Sous le règne de Philippe-le-Bel (mort en 1314), on vit s'établir une chaussure bizarre qu'on nommait souliers à la Pouline, du nom de Poulin, son inventeur; elle finissait en pointe plus ou moins longue, selon la qualité des personnes: elle était de deux pieds pour les princes et les grands seigneurs, d'un pied pour les riches, et d'un demi-pied pour les gens du commun. C'est de là qu'est venu le proverbe, Sur quel pied est-il? Il est sur un bon pied. Quelquefois on l'ornait de cornes ou de griffes, ou de quelqu'autre figure grotesque.
 
Schong, m. (cord.), s. Môs.
 
Schöngchen, pl. Schöngercher, m., der kleine Schuh, le petit soulier. — Holl. schoentgen.
 
Schöngchen, m., das Herz einer Schnalle, la chape d'une boucle.
 
Schongmæcher (mècher), pl. id., m., der Schuhmacher, Schuster, le cordonnier (ainsi appelé, disait-on, parce qu'il donne des cors.) — Meister Crispinus, ihr seid ein alter, erlebter Schuster, ihr wisset das verbrannte Leder so stattlich zu gebrauchen, daß in acht Tagen die Schuh wiederum Fenster bekommen, und sich die Füß nach einem neuen Schuster umsehen. Wo bleibt das Gewissen? (Abraham a Sankta Clara.) — Louis XII disait que les lois étaient pour les jurisconsultes ce qu'est le cuir aux cordonniers. Si le cuir est trop court et s'il est trop épais, les cordonniers, avec leurs dents, le tirent, l'alongent, le tournent suivant leur volonté. Ainsi les juristes étendent et contournent les lois suivant les besoins de leur cause.
 
Schönkelchen, pl. Schönkelcher, f., das Beinchen, besonders das Beinchen aus einer Schöpskeule, womit die Kinder spielen, das Knöchelchen, l'osselet. — Holl. schonkje. — Les Romains ont appelé ocellata, de petites billes, de petits cailloux qui servaient de jouets aux enfants. — Gesaltzt Schönkelcher, Rippchen, Knöchlein, von Pöckelfleisch, des côtelettes de petit-salé, pièces de devant d'un jeune porc qu'on met au-dessus du saloir pour les manger les premières, et avant qu'elles aient pris trop de sel.
 
Schópert, pl. -en, m., Bauer mit einem armseligen Fuhrwerk, der Halbbauer, paysan qui n'a qu'un demi-attelage.[S. 408]
 
Schöpp, pl. -en, f., das Pfännchen, der schief gezogene, zum Weinen verzogene Mund, la moue. — Celt. moua, se fâcher, parce qu'on ne fait guère la moue qu'on ne soit fâché.
 
Schöpp (vun èngem Mâns-Hutt), Huttschöpp, pl. -en, f., die Krempe, le retroussis, rebord.
 
Schöpp (vun èngem Dammen-Hutt), der Stülp, la passe.

 

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