LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Schöllerhaus bis Schranzen (Bd. 1, Sp. 406 bis 408)
 
Schöllerhaus, pl. -haiser, n., das Schilderhaus, la guérite, petite loge postée à tous les lieux où l'on place une sentinelle, qui peut s'y mettre à couvert de l'injure du temps.
 
Schollklæpper, pl. id., m. (agr.), der Klöpfel zu Erdschollen, l'émottoir, m., sorte de batte avec laquelle on casse les mottes de terre.[S. 407]
 
Scholt, pl. -en, f., die Schuld, la dette. — Mat onse' Sitten geseit et haut esó aus, dât een deem muss Dank wessen, dee' seng Scholte' bezilt, telles sont aujourd'hui nos mœurs qu'il faut savoir gré à celui qui paie ses dettes.

Sic nunc sunt mores:
Si quis reddit, magna habenda est gratia. (Terentius.)


 
Scholtâsch, pl. -äsch, m., in der niedrigen Sprechart, ein verschuldeter, mit Schulden beladener Mensch, homme criblé de dettes.
 
Schong, pl. id., m., der Schuh, le soulier. — Holl. schoen. — Prov. Jideree' wees am bèschte' wo en de' Schong dröckt, chacun sait le mieux où le soulier le blesse. — Wann ee' kèng Schong hoit, da' geet ee' barféss, faute de souliers on va nu-pieds. — Mèng Schong dröcke' mech, je suis dans la prison de St.-Crépin. — Sei' Schong as las, son soulier est défait; holl. sijn schoen is los; engl. his shoe is loose. — Sous le règne de Philippe-le-Bel (mort en 1314), on vit s'établir une chaussure bizarre qu'on nommait souliers à la Pouline, du nom de Poulin, son inventeur; elle finissait en pointe plus ou moins longue, selon la qualité des personnes: elle était de deux pieds pour les princes et les grands seigneurs, d'un pied pour les riches, et d'un demi-pied pour les gens du commun. C'est de là qu'est venu le proverbe, Sur quel pied est-il? Il est sur un bon pied. Quelquefois on l'ornait de cornes ou de griffes, ou de quelqu'autre figure grotesque.
 
Schong, m. (cord.), s. Môs.
 
Schöngchen, pl. Schöngercher, m., der kleine Schuh, le petit soulier. — Holl. schoentgen.
 
Schöngchen, m., das Herz einer Schnalle, la chape d'une boucle.
 
Schongmæcher (mècher), pl. id., m., der Schuhmacher, Schuster, le cordonnier (ainsi appelé, disait-on, parce qu'il donne des cors.) — Meister Crispinus, ihr seid ein alter, erlebter Schuster, ihr wisset das verbrannte Leder so stattlich zu gebrauchen, daß in acht Tagen die Schuh wiederum Fenster bekommen, und sich die Füß nach einem neuen Schuster umsehen. Wo bleibt das Gewissen? (Abraham a Sankta Clara.) — Louis XII disait que les lois étaient pour les jurisconsultes ce qu'est le cuir aux cordonniers. Si le cuir est trop court et s'il est trop épais, les cordonniers, avec leurs dents, le tirent, l'alongent, le tournent suivant leur volonté. Ainsi les juristes étendent et contournent les lois suivant les besoins de leur cause.
 
Schönkelchen, pl. Schönkelcher, f., das Beinchen, besonders das Beinchen aus einer Schöpskeule, womit die Kinder spielen, das Knöchelchen, l'osselet. — Holl. schonkje. — Les Romains ont appelé ocellata, de petites billes, de petits cailloux qui servaient de jouets aux enfants. — Gesaltzt Schönkelcher, Rippchen, Knöchlein, von Pöckelfleisch, des côtelettes de petit-salé, pièces de devant d'un jeune porc qu'on met au-dessus du saloir pour les manger les premières, et avant qu'elles aient pris trop de sel.
 
Schópert, pl. -en, m., Bauer mit einem armseligen Fuhrwerk, der Halbbauer, paysan qui n'a qu'un demi-attelage.[S. 408]
 
Schöpp, pl. -en, f., das Pfännchen, der schief gezogene, zum Weinen verzogene Mund, la moue. — Celt. moua, se fâcher, parce qu'on ne fait guère la moue qu'on ne soit fâché.
 
Schöpp (vun èngem Mâns-Hutt), Huttschöpp, pl. -en, f., die Krempe, le retroussis, rebord.
 
Schöpp (vun èngem Dammen-Hutt), der Stülp, la passe.
 
Schöppe'bauer, pl. -en, fig. der Pinsel, Stock, l'as de pique, homme ignorant et stupide.
 
Schöppsteen, pl. -slèng, m., der Weichstein, Schutzstein, Prellpfahl, Radabweiser, schräg bearbeitete Steine, auch schräg gestellte eiserne oder hölzerne Pfähle, welche zum Schutz der Häuser und anderer Gegenstände zum Abweisen der Wagenräder aufgestellt werden, la borne. borte-roue, espèce de cône de pierre dure, à hauteur d'appui, placé contre une porte, contre un mur etc., pour en écarter les voitures.
 
Schós, pl. Schés, m., der Einsatz am Weiberrocke unter der Schürze, der Vorfleck, pièce dans le devant d'une robe.
 
Schosselen (sech), part. geschosselt (unpers. Zeitw.), sich schicken, passen, s'accorder, cadrer.

Neischt mat neischt dât schosselt sech net.
Un rien s'ajuste mal avec un autre rien. (Corn.)


 
Schötter (géo.), Schüttringen, Dorf im Bezirk Luxemburg, Schuttrange, sur la Syre.
 
Schotz, pl. Schötz, m., 1° der Schutz, le coup de feu; 2° der Schößling, le jet; 3° der Trunk, le coup. — Engl. shoot; holl. scheut, le jet. — An èngem Schotz, in einem Zuge, d'un seul trait.
 
Schötz dun, ausziehen, sortschießen, aus aller Macht laufen, courir à toutes jambes.
 
Schötzeg, schnell, vîte.
 
Schotzen, part. geschotzt (unpers. Zeitw.), hotten, Fortgang haben, vorwärts gehen, avancer. — Dé Arbecht schotzt net, voilà un travail qui n'avance point.
 
Schrampen, schrompen, part. geschrampt, schrumpfen, se rider, rétrécir.
 
Schranz, f., die Prellerei, le rançonnement, la duperie, l'escroquerie, f. — Vergl. mittelalt. Schranz, Betrug.
 
Schranzen, part. geschranzt, schnellen, übernehmen, étriller, écorcher, rançonner, picorer.

 

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