LLU Lexikon der Luxemburger Umgangssprache
 
Stèr bis Stoffel (Bd. 1, Sp. 433 bis 434)
 
Stèr, pl. -en, m., der Stern, l'étoile, f. — Celt. ster, ce mot paraît avoir fait partie de la langue primitive; engl. star; holl. ster; star. — 't Lucht as voll Stièren; holl. de lugt is voll starren, le firmament est rempli d'étoiles.
 
Stière'kiker, pl. id., m., der Himmelsgucker, eine halb scherzhafte, halb spöttische Benennung eines Sternsehers, l'astrologue. — Holl. starrekijker.
 
Stièrw, m., das Sterben, die Sterblichkeit, la mortalité. — Obd. die Sterbe; holl. sterfte. — Des paysans mandaient à madame de Maintenon qu'ils craignaient beaucoup pour sa santé et'pour celle du Roi, attendu qu'il y avait une grande mortalité sur les bêtes.
 
Stièrwen, part. gestoirwen, sterben, mourir. Prés. Ech stièrwen, du stirws, e' stirwt, mir stièrwen, dir stièrwt, sie stièrwen. — Engl. starve; holl. sterven. — 't ass bèsser zweemol verdoirwen, wé eemol gestoirwen. — Dee' vun der Hoffnong lièwt, risquéert vun Honger ze stièrwen, celui qui vit d'espérance, court risque de mourir de faim. (Franklin). — De' Louis XIV sot um Dódsbètt zur Madamm de Maintenon: Ech hat gedoicht et wir méh schwéer ze stièrwen.
 
Stil, pl. -en, m., der Stiel, le manche, la queue. — En as nièwen dem Stil, er ist verrückt, il a la cervelle démontée.
 
Still, pl. von Stull, die Stühle, les chaises. — E' setzt zweschent zwee Still am Drèck, il se trouve entre deux selles le cul à terre.
 
Stillchen, m., der Pranger, le pilori, carcan. S. Brand. Exposition.
 
Stillebón, pl. -bén, m., der Handbogen (Bogen mit einem Stiele, Schafte), l'arbalète à main, l'arc avec sa monture.
 
Stille'bón, fig., der Dummkopf, le sot, niais.
 
Stimuléren, stimuler, antreiben, anspornen. — Lat. stimulare; span. estimular.
 
Stîpen, pl., Mucken, wunderliche Anfälle, la boutade, quinte, des fantaisies, des goûts extraordinaires qui ne sont pas de durée.
 
Stir, pl. -en, f., die Stirn, le front. — Èng hég Stir, eine hohe Stirn, un front élevé. — En hoit èng Böls op der Stir, er hat eine Beule an der Stirn, il a une bosse au front. — Les Romains estimaient beaucoup les fronts étroits. Leurs femmes mettaient des bandeaux pour les avoir tels: Insignis tenui fronte Lycoris, disait Horace. — Les médailles de Sapho représentent cette belle Grecque avec un petit front, et le galant Ovide lui donne l'épithète de fronte brevis. — Cicéron veut que[S. 434] celui de d'orateur soit comme le front du tragédien, frons pene tragedorum.
 
Stirkelen, part. gestirkelt, schwanken, taumeln, straucheln, chanceler, trébucher, broncher. — Ndd. strukelen; holl. struikelen.
 
Stirzen, part. gesturt, schulpen, schütten, verschütten, répandre. — Holl. storten. — E' ka' net drenken óhné ze stirzen; holl. hij kann niet drinken zonder storten, il ne saurait boire sans répandre.
 
Stiwel, pl. -en, f., der Stiefel, la botte. — Ital. stivàle. — Revère' Stiwelen, Umschlagstiefeln, des bottes à revers. — Les Grecs, et les Romains après eux, portèrent des espèces de bottines faites de cuir de bœuf, qui se mettaient à cru sur la jambe. — Ordre de la botte (hist.), nom d'un ordre militaire qui fut établi à Venise, vers le milieu du 16° siècle.
 
Stöbs, m., der Staub, la poussière. — Gaunersp. Staub, das Mehl. — En as am Stöbs, er ist benebelt, bezecht, il est dans les vignes. — De' Wand dreiwt de' Stöbs an 't Lucht, der Wind treibt den Staub in die Höhe, le vent fait lever la poussière.
 
Stöbschen, m., das Stäubchen, la petite ordure sur les habits, la poutie.
 
Stöbseg, staubig, poudreux, couvert de poussière.
 
Stöbsen, part. gestöbst, 1° stauben, stäuben, faire de la poussière; 2° fortjagen, chasser.
 
Stöck, pl. -er, n., das Stück, le morceau, la pièce. — Sech zu Stöcker lâchen, sech fouté lâchen, vor Lachen bersten, crever de rire. — Allzeit e' Stöck fir op 't Lach hoin, für jedes Loch einen Nagel haben, avoir réponse à tout; engl. to have a cure for every sore.
 
Stöckeisen, pl. id., das Pfahleisen, Locheisen, le pal de fer, l'avantpieu.
 
Stöcklen, part. gestöckelt, die Karten mischen, battre les cartes.
 
Stöckseg, stockig, dumpfig, schimmlich, stinkig, moisi, chami. — Dât Mièhl as stöckseg, das Mehl müfft, cette farine sent le relent.
 
Stöcksen, part. gestöckst, dumpfig riechen, stocken, nach eingegeschlossener Luft riechen, schmecken, sentir le renfermé, le relent.
 
Stoën, part. gestanen, stehen. — Prés. Ech stin, du stees, e' steet, mir stin, dir stit, se stin. lmparf. Ech stóng. Cond. Ech steng. — Ech stóng wé op glidege' Koihlen, ich stand auf Kohlen, war auf der Folter, j'étais sur le gril. — Wât stees-de do? Wie stehst du da (so müßig)? Pourquoi te tiens-tu là à ne rien faire? Quid stas?
 
Stoffel, pl. -en, m., der Dummrian, der linkische Mensch, Nicaise, homme simple, crédule et même niais.

 

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